Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a décidé de durcir le contrôle du secteur publicitaire en République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel publié le 07 mai 2026 à Kinshasa, l’organe de régulation des médias annonce l’application stricte de sa directive relative à la publicité dans les médias, entrée en vigueur depuis février dernier.
Désormais, aucun média audiovisuel, diffuseur, annonceur ou agence de publicité ne pourra diffuser, publier ou relayer une publicité sans avoir obtenu au préalable un Avis de conformité délivré par le CSAC.
À travers cette mesure, l’institution entend renforcer le respect des lois de la République, protéger les consommateurs, préserver la moralité publique et imposer le respect des normes éthiques et professionnelles dans le domaine de la communication publicitaire.
Le régulateur prévient qu’à partir du 15 mai 2026, tout média diffusant une publicité non validée s’exposera à des sanctions administratives sévères. Celles-ci comprennent notamment des amendes substantielles, la suspension des espaces publicitaires, la suspension temporaire des programmes ainsi que le retrait du signal en cas de récidive ou de violation grave.
Le CSAC rappelle également aux agences de publicité exerçant sur le territoire national qu’elles sont désormais tenues d’obtenir obligatoirement un Avis Conforme avant le début de leurs activités. Toute structure opérant sans cette autorisation risque des sanctions allant des amendes administratives à la fermeture administrative, sans exclure d’éventuelles poursuites judiciaires conformément aux lois de la République.
Par cette décision, le CSAC affirme sa volonté de renforcer la discipline dans le paysage médiatique congolais et appelle l’ensemble des acteurs du secteur à se conformer sans délai aux nouvelles exigences réglementaires.
par Djorres Tshivuadi

