RDC : Dans une nouvelle adresse, Joseph Kabila dresse un bilan critique de la situation nationale

Dans une nouvelle déclaration publique rendue accessible ce vendredi, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une analyse particulièrement critique de la gouvernance actuelle du pays, abordant les volets politique, sécuritaire, institutionnel et économique.

Bien qu’il ne cite pas nommément son successeur, le président Félix-Antoine Tshisekedi, l’ancien chef de l’État dresse un constat sévère sur l’évolution de la nation. Revenant sur les propositions qu’il avait formulées le 23 mai 2025, Joseph Kabila déplore l’absence de suite appropriée accordée à ses initiatives. Selon son analyse, le pays aurait perdu les attributs d’un véritable État démocratique, allant jusqu’à soutenir que la RDC « n’est plus une république, encore moins démocratique ».

Un constat critique sur la sécurité et les libertés publiques

Sur le plan sécuritaire, l’ancien président remet en question la stratégie militaire du gouvernement, affirmant que les autorités actuelles mènent une guerre sans disposer de la volonté ni des moyens nécessaires pour l’emporter. Dans son message, il accuse le pouvoir de s’appuyer sur des collaborations avec des groupes armés tels que les Wazalendo et les FDLR. Il regrette également le rejet des processus et démarches de médiation portés par les acteurs de la société civile et les confessions religieuses, notamment la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).

En matière de libertés publiques et de gouvernance institutionnelle, Joseph Kabila pointe du doigt une recrudescence des actes de répression ciblant des figures de l’opposition, des acteurs de la société civile, des militaires et des journalistes. Il dénonce la persistance des pratiques de corruption au sein de l’appareil d’État et met fermement en garde la classe politique contre toute tentative de révision ou de modification de la Constitution.

Analyse diplomatique et perspectives d’action

Abordant le volet international et économique, l’ancien chef de l’État nuance l’impact stratégique des récents accords conclus par la RDC avec les États-Unis concernant l’exploitation des minerais critiques. Il estime que de tels partenariats internationaux ne sauraient garantir le maintien d’un régime au pouvoir, rappelant que les engagements diplomatiques s’inscrivent avant tout dans le cadre de la continuité républicaine de l’État.

Concluant son adresse sur une note d’alerte, Joseph Kabila déclare que « le Congo est en péril » et que le peuple congolais se trouve désormais face à « un rendez-vous avec l’histoire ».

L’ancien président a annoncé qu’il comptait détailler, dans les heures, jours et semaines à venir, sa feuille de route et sa vision des démarches à entreprendre pour restaurer la trajectoire institutionnelle et politique du pays.

Par la rédaction

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