Réunie en plénière ce mercredi 28 octobre 2026 sous la présidence de l’Honorable Aimé Boji Sangara, Président de l’Assemblée nationale, la Chambre basse du Parlement a déclaré recevable le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025.
Le texte a été envoyé à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN) pour un examen approfondi sur une durée de 7 jours, à la suite d’une motion incidentielle soulevée par le Député national Patrick Matata ayant conduit à la suspension du débat général.
Une mobilisation des recettes à hauteur de 82 %
Ce texte de loi vise à clôturer l’exécution financière de la loi de finances n° 24/011 du 20 décembre 2024 pour l’exercice 2025, telle que modifiée par la loi de finances rectificative n° 25/044 du 28 juin 2025.
Présentant le rapport d’exécution devant la Représentation nationale, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba, a dévoilé les agrégats financiers clés de l’exercice écoulé :
- Recettes totales du pouvoir central : Mobilisées à hauteur de 41 979 milliards de francs congolais (FC) sur des prévisions arrêtées à 50 691 milliards, soit un taux d’exécution global de 82 %.
- Budget général : Atteint 38 000 milliards de FC sur des prévisions de 45 000 milliards, réalisant un taux de 83 %.
- Recettes internes : Performance remarquable avec 30 250 milliards de FC collectés contre 30 647 milliards prévus, soit un taux d’accomplissement de 98 % par rapport aux assignations fixées par le Parlement.
Le Grand Argentier de l’État a souligné qu’en dehors de l’exercice exceptionnel de 2022 — marqué par le boom du secteur minier —, l’année 2025 a exigé une rigueur et des efforts inédits de la part du Gouvernement pour maintenir la collecte des fonds publics, et ce, malgré un contexte marqué par de lourdes contraintes sécuritaires et économiques.
Innovations et réformes dans la gestion des finances publiques
Au-delà des données chiffrées, le Ministre des Finances a tiré un bilan positif des réformes structurelles engagées pour moderniser la gestion financière de l’État. Deux avancées majeures ont été particulièrement saluées :
- L’intégration des emprunts intérieurs : Inscription, pour la toute première fois, du produit des emprunts intérieurs dans la catégorie des recettes exceptionnelles du budget général.
- L’extension des budgets-programmes : Élargissement du périmètre de la budgétisation par objectifs et programmes, qui s’étend désormais à 20 ministères contre seulement 7 auparavant.
Les membres de la commission ECOFIN disposent à présent d’une semaine pour éplucher le document, vérifier l’alignement des dépenses aux crédits votés et déposer leur rapport final avant l’adoption définitive du texte par la plénière.
Rédaction LPC

