​Mega-projet Grand Inga : Le Président Tshisekedi exige des résultats et fixe ses conditions

Le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé ce jeudi 8 octobre au Palais de la Nation une réunion interinstitutionnelle de haute portée stratégique dédiée à la réorganisation et au développement du méga-projet hydroélectrique Grand Inga.

Autour de la table des discussions figuraient la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, ainsi que les membres du Conseil stratégique de l’Agence pour le Développement et la Promotion du Projet Grand Inga (ADPI-RDC).

L’humain au cœur du gigantisme énergétique

Face aux enjeux titanesques du site de la Tshopo et des chutes d’Inga dans le Kongo-Central, le président de la République a tenu à recadrer les priorités. S’adressant fermement aux responsables de l’ADPI, Félix Tshisekedi a insisté sur la dimension sociale du projet : l’exécution de ces travaux d’envergure internationale ne devra en aucun cas se faire au détriment des populations locales.

« Le progrès énergétique n’a de sens que s’il améliore immédiatement le quotidien de nos concitoyens », a rappelé le chef de l’État, insistant sur la préservation des conditions de vie, la juste indemnisation et la réinstallation digne des communautés riveraines impactées par la future retenue d’eau.

Un levier pour l’Afrique, une priorité pour les Congolais

Avec un potentiel d’injection prévu de près de 40 000 mégawatts (MW) à terme et la perspective de générer jusqu’à huit millions d’emplois directs et indirects, Grand Inga s’impose comme le pilier incontournable de la transition énergétique et industrielle de la RDC. Il constitue également une réponse majeure au déficit énergétique du continent africain.

Toutefois, l’exécutif congolais entend rompre avec les approches du passé. L’impératif réside désormais dans la capacité du gouvernement et des partenaires financiers à transformer ces chiffres prometteurs en impacts réels et mesurables pour le tissu socio-économique national.

Concilier ambition, souveraineté et durabilité

Cette rencontre marque le démarrage d’une phase décisive de restructuration institutionnelle et financière du projet. Pour les autorités congolaises, le défi consiste à articuler trois exigences majeures :

  • L’essor industriel : Fournir une énergie propre et abordable pour transformer localement les ressources minières du pays.
  • Le développement local : Veiller au respect rigoureux des normes environnementales et au développement des infrastructures de base au bénéfice des riverains.
  • L’intégration régionale : Positionner la RDC comme le hub énergétique incontournable de l’Afrique centrale et australe.

En cadrant ainsi les orientations stratégiques de l’ADPI, le président Tshisekedi réaffirme sa volonté de faire de Grand Inga non pas un simple exploit d’ingénierie, mais un véritable moteur d’émergence inclusive et de souveraineté nationale pour les générations futures.

Par la rédaction

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