L’Union africaine condamne une attaque de drone à Kisangani et évoque un « acte terroriste »

Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, met en garde contre une escalade et appelle à la pleine application de l’Accord de Doha.

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), S.E. Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec la plus grande fermeté, ce vendredi, l’attaque par drones menée contre l’aéroport de Kisangani, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’attaque, revendiquée par le groupe armé AFC/M23, suscite une « vive préoccupation » et pourrait être qualifiée d’acte terroriste, selon les termes du communiqué officiel.

Dans un communiqué de presse circonstancié, le chef de la diplomatie de l’UA a fustigé une attaque « dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un centre urbain majeur », exposant gravement les populations civiles. Il a souligné qu’elle constituait « une violation grave du droit international humanitaire », en bafouant les principes fondamentaux de distinction entre combattants et civils, de proportionnalité et de précaution.

La réaction de l’Union africaine est particulièrement vigoureuse sur le plan juridique. S.E. Mahmoud Ali Youssouf a explicitement relié les faits à la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme. « Le Président de la Commission considère que cette attaque est susceptible de relever de la qualification d’acte terroriste »,

Par Horus-Gabriel Buzitu

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