RDC: « La paix ne sera pas une capitulation » : Tshisekedi hausse le ton face à l’agresseur et assume les Accords de Washington

Devant la presse réunie ce mercredi dans la capitale, le Président Félix Tshisekedi a livré une mise au point solennelle sur la guerre qui déchire l’Est de la République Démocratique du Congo. Rejetant toute version réductrice du conflit, le Chef de l’État a désigné nommément l’agresseur, justifié les récents accords stratégiques avec Washington et posé une condition sine qua non à toute négociation.

D’entrée de jeu, le Président a tenu à recadrer le récit : « Ce n’est ni une exagération de langage, ni une lecture partisane des faits. C’est un fait juridique, militaire et humanitaire établi par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies Il y a un agresseur, et cet agresseur a un nom. » Il a dénoncé la prédation des ressources et la déstabilisation systématique, qualifiant la guerre de « combat pour la survie » de la Nation.

Face à cette asymétrie, le Chef de l’État a défendu une stratégie à double détente : militaire et diplomatique. « Avoir privilégié la voie diplomatique n’a jamais été un signe de faiblesse. C’était, au contraire, le choix de la responsabilité. » Une déclaration qui visait à justifier les controversés Accords de Washington, signés avec les États-Unis. « Garant de la Nation, je n’aurais accepté aucun accord qui porterait atteinte à notre souveraineté […] Ils ne sont pas une transaction sur le dos du peuple congolais », a assuré le Président, avant d’ajouter que le partenariat économique et sécuritaire avec Washington permet au Congo de devenir « un territoire de solutions » pour l’énergie et les minerais critiques.

Sur le principe d’un dialogue avec les forces hostiles, Félix Tshisekedi a été catégorique : « Je veux un dialogue qui soit conditionné par la paix totale et véritable sur l’ensemble de la RDC. » Une manière de prévenir toute médiation précipitée qui reviendrait à figer l’occupation de pans entiers du territoire national. Enfin, évoquant l’échéance électorale de 2028, le Président a prévenu : « Nous n’allons pas organiser les élections sans le Nord et Sud-Kivu […] Si l’on ne termine pas cette guerre dans un temps record, il n’y aura pas élection en 2028. » Une déclaration qui lie l’avenir démocratique du pays à la reconquête totale de son intégrité territoriale.

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