Au cœur de Kinshasa, un dialogue inédit s’est noué ce mercredi 12 août 2026 entre le monde bancaire et la presse congolaise. À l’initiative de BGFIBank RDC, ce premier déjeuner de presse a permis d’ausculter les synergies possibles entre ces deux secteurs clés pour accélérer la métamorphose économique du pays.
C’est dans l’enceinte de son siège social, érigé sur le boulevard du 30 Juin, que BGFIBank RDC a convié les acteurs influents des médias de Kinshasa. L’objectif de cette rencontre, placée sous le thème « Banque et médias : quels leviers pour accompagner la transformation économique de la RDC ? », était de jeter des ponts entre la finance et l’information, deux vecteurs jugés indispensables au décollage du pays.
Le panel de haut vol réunissait autour de la table plusieurs personnalités de premier plan : Francesco De Musso, administrateur directeur général de BGFIBank RDC, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, Chantal Kanyimbo, représentante du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Félicité Singa-Boyenge, présidente de The Bankers Club DRC, ainsi que Jean-Marie Kassamba, président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) pour la section de Kinshasa. Les échanges, jugés fructueux par l’assemblée, ont mis en exergue la complémentarité nécessaire entre le secteur bancaire et les rédactions dans la dynamique de développement national.
Francesco De Musso a ouvert le bal des interventions en dévoilant des chiffres marquants. Au cours du dernier demi-décennie, BGFIBank RDC affiche un taux de croissance annuel moyen avoisinant les 40 %, une performance qu’il attribue à la fidélité de sa clientèle, à l’abnégation de ses équipes et à la pertinence de ses orientations stratégiques. Mais l’argent, a-t-il nuancé, ne saurait être une fin en soi. Il a plaidé pour une vision élargie de la performance, intégrant des dimensions humaines, sociales et durables. La Fondation BGFIBank, a-t-il rappelé, concentre ses efforts sur la formation, l’éducation financière et l’accès au savoir, qu’elle érige en piliers fondamentaux de la prospérité collective.
L’annonce la plus spectaculaire de ce déjeuner fut sans conteste l’implantation prochaine de BGFI Business School à Kinshasa. Cette première antenne internationale du groupe ambitionne de former annuellement entre 800 et 1 000 jeunes Congolais aux métiers de la banque, de la finance et des assurances, avec des certifications reconnues sur le plan international.
Prenant la parole à son tour, le ministre Patrick Muyaya Katembwe a salué la pertinence de cette initiative, qu’il inscrit dans le calendrier des réformes économiques et institutionnelles engagées par le pays. « Nous nous trouvons à un moment charnière de notre histoire. Les réformes sont en marche et la transformation économique est en cours. Dans ce mouvement, les banques et les médias doivent agir comme des moteurs essentiels », a-t-il déclaré. Il a estimé que cette rencontre a permis de clarifier les attentes et de définir les priorités afin que les médias s’emparent davantage des questions économiques, bancaires et financières. Pour lui, la presse a un devoir pédagogique majeur : « Les médias peuvent contribuer de manière significative à sensibiliser les Congolais sur l’impératif de la bancarisation, les mécanismes du crédit ou encore la promotion d’une culture entrepreneuriale solide ». Il a également émis le souhait d’élargir ces concertations en impliquant le ministère des Finances et la Banque centrale du Congo pour approfondir les débats avec les professionnels de l’information.
L’administrateur général de BGFIBank a renchéri sur le rôle fondamental de l’éducation, qu’il qualifie de choix stratégique . Face à une population dont plus de 60 % est âgée de moins de 25 ans, il a martelé l’urgence d’investir dans la jeunesse. « L’avenir du Congo se construit aujourd’hui dans les salles de classe et les centres de formation », a-t-il insisté. Il a par ailleurs exprimé sa gratitude envers les responsables des médias présents, les exhortant à devenir des relais actifs des réformes. « Nous avons besoin de vous pour expliquer, vulgariser et porter un récit positif et ambitieux de la transformation économique congolaise », a-t-il conclu.
Les organisateurs ont d’ores et déjà acté la pérennité de ce format. Désormais, chaque trimestre, un déjeuner de presse sera consacré à une thématique économique et financière majeure, consolidant ainsi un dialogue régulier entre les acteurs bancaires, les médias et l’ensemble des parties prenantes du développement national.
Par la rédaction

