RDC : Joseph Kabila prend la tête d’une nouvelle rébellion politico-militaire, le FRN succède à l’AFC

À l’issue d’une réunion tenue à Goma du 10 au 11 octobre 2026, plusieurs figures politiques et militaires ont officialisé, ce 12 octobre 2026, la création d’une nouvelle coalition dénommée « Front pour la Refondation de la Nation » (FRN). Ce mouvement politico-militaire marque également la dissolution formelle de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), dont le FRN prend immédiatement la succession.

À la surprise générale, l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a été désigné à l’unanimité à la présidence de cette nouvelle structure. Il est épaulé par un bureau exécutif composé de figures de premier plan :

  • Corneille Nangaa Yobeluo : Vice-président
  • Bertrand Bisimwa : Vice-président
  • Général-Major Emmanuel Sultani Makenga : Chef d’État-Major Général de l’ARC, érigé au rang de vice-président
  • Prof. Freddy Rukema Kaniki : Secrétaire Général et Coordonnateur du Comité Exécutif
  • Benjamin Mbonimpa : Secrétaire Général Adjoint et Coordonnateur Adjoint
  • Désiré Rukomera Rwigema : Secrétaire Permanent du Collège des Fondateurs

Dans leur déclaration politique, les signataires dressent un bilan sombre de la gestion du pouvoir central à Kinshasa. Invoquant la dégradation de la situation sécuritaire, politique et socio-économique du pays, ils dénoncent une crise institutionnelle endogène.

Le document critique vivement la détérioration des libertés fondamentales, les faiblesses dans la gouvernance économique, la hausse dramatique de la dette publique et la paupérisation croissante des populations. Sur le plan de la sécurité et de la diplomatie, le texte déplore l’impasse des initiatives de paix, notamment l’échec des pourparlers de Doha et l’inobservation des engagements pris.

Mettant en avant l’article 64 de la Constitution congolaise qui enjoint tout citoyen à faire échec à quiconque exerce le pouvoir en violation des lois fondamentales, les fondateurs du FRN affirment vouloir « féderer et coordonner toutes les forces de résistance ».

Le FRN indique que son objectif ne se limite pas à un simple changement de leadership, mais vise une reclassification globale de la gouvernance nationale, la restauration des institutions et le rétablissement de la cohésion sociale.

Cette réorganisation des forces d’opposition armée et politique dans l’est du pays risque de redéfinir profondément le paysage géopolitique de la région au cours des semaines à venir.

Par la rédaction

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