Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a vivement salué, ce jeudi, la décision des États-Unis d’imposer des sanctions ciblées à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Cette mesure, prise par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain, vise à punir son implication présumée dans l’agression menée contre la RDC par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs de la coalition AFC/M23.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement congolais estime que cette action américaine constitue un autre acte important dans la lutte contre l’impunité et le respect de la souveraineté nationale. Elle intervient deux mois après des sanctions similaires, imposées le 2 mars 2026, contre des officiers supérieurs rwandais et les RDF.
Selon le gouvernement congolais, ces mesures restrictives ont une portée opérationnelle directe : elles limitent les capacités de mobilisation financière, la circulation d’avoirs et le soutien logistique de Joseph Kabila, qui, d’après les autorités congolaises, alimentent et prolongent la guerre.
Le gouvernement rappelle que la justice congolaise a déjà condamné l’ancien chef de l’État pour des faits d’une extrême gravité, notamment trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre, atteinte à la sûreté de l’État et soutien à des forces hostiles.
L’exécutif congolais dénonce par ailleurs la poursuite de l’agression rwandaise dans l’est du pays, qu’il dit menée en complicité avec Monsieur Joseph Kabila. Celle-ci provoque chaque jour pertes en vies humaines, déplacements massifs de populations, destructions et violations graves des droits humains, dans une région déjà marquée par une crise humanitaire persistante.
Le gouvernement de la RDC a exprimé sa reconnaissance à l’administration Trump pour cette décision, qu’il inscrit dans le cadre des engagements pris lors des Accords de Washington. Il appelle à étendre ce type de mesures dissuasives à l’ensemble des auteurs, commanditaires, soutiens et complices de l’instabilité dans la région des Grands Lacs.
« Aucun processus de paix crédible ne peut prospérer sur l’effacement des responsabilités établies, l’impunité et l’oubli des victimes », souligne le texte, qui insiste sur la nécessité d’une paix durable fondée sur la vérité, la justice, la réparation et la garantie de non-répétition .
Enfin, le gouvernement congolais rappelle que, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et à l’accord de Washington, le retour de la paix exige le retrait immédiat et sans condition des RDF du territoire congolais et la cessation de tout soutien au M23/AFC.
Le gouvernement congolais réaffirme sa volonté de mettre en œuvre de bonne foi ses engagements dans le cadre des processus en cours, en vue du rétablissement total de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Par LPC

