Les marchés internationaux continuent d’offrir une conjoncture favorable aux minerais congolais.
Le cuivre et l’or, deux ressources majeures de l’économie de la République démocratique du Congo, poursuivent leur ascension, renforçant les perspectives de recettes pour le secteur minier.
Le cuivre confirme sa remarquable dynamique.
Entre le 24 et le 29 août 2026, la tonne s’est négociée à 14 437,50 dollars, contre 14 356,20 dollars la semaine précédente, soit une progression de 0,56 %. Cette nouvelle hausse intervient après celle de 2,17 % enregistrée entre le 17 et le 22 août, lorsque le cours était passé de 13 689,20 à 13 986,45 dollars la tonne.
Le métal rouge évolue ainsi à des niveaux particulièrement favorables pour la RDC, qui figure parmi les grandes puissances mondiales de la production cuprifère.
Cette embellie des cours constitue une opportunité pour renforcer les recettes d’exportation, soutenir les investissements et accroître les retombées économiques liées à l’exploitation des ressources nationales.
L’OR SUIT LA MÊME TRAJECTOIRE
L’or affiche également une progression significative. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur, le gramme s’est établi à 142,71 dollars, contre 139,23 dollars une semaine auparavant, enregistrant ainsi une hausse de 2,49 %.
Cette appréciation intervient dans un marché où les prix des matières premières demeurent particulièrement sensibles à l’évolution de l’offre, de la demande et des conditions de la chaîne mondiale d’approvisionnement.
Pour la RDC, cette évolution est loin d’être anodine. La progression simultanée du cuivre et de l’or offre au secteur extractif une fenêtre d’opportunité susceptible de renforcer les recettes publiques et la valeur des exportations.
UNE OPPORTUNITÉ, MAIS SURTOUT UN DÉFI POUR LA RDC
La hausse des cours ne doit toutefois pas être perçue comme une fin en soi. Elle pose une question fondamentale : comment transformer une conjoncture favorable des marchés internationaux en richesse durable pour l’économie congolaise ?
L’enjeu dépasse donc la simple augmentation des volumes exportés. Il réside dans la capacité de la RDC à développer davantage la transformation locale, à améliorer ses infrastructures énergétiques et de transport, à renforcer la traçabilité des minerais et à optimiser la gouvernance de ses ressources naturelles.
Le secteur aurifère illustre notamment les défis qui subsistent. Les données disponibles font état d’un recul de la production d’or brut entre 2021 et 2022, tandis que les exportations ont également diminué sur la même période. Cette situation rappelle que l’abondance des ressources naturelles ne garantit pas, à elle seule, une maximisation des bénéfices économiques.
LE VÉRITABLE ENJEU : CAPTER DAVANTAGE DE VALEUR
Pour la RDC, la véritable bataille se joue donc au-delà du prix de la tonne de cuivre ou du gramme d’or. Elle consiste à capter une part plus importante de la valeur créée par ses propres ressources.
La conjoncture actuelle offre une occasion supplémentaire d’accélérer la transformation du modèle minier congolais : produire davantage, transformer localement, créer plus d’emplois, développer les infrastructures et accroître les recettes publiques.
Le cuivre monte. L’or monte. Mais le véritable défi pour la RDC est de faire en sorte que cette hausse se traduise durablement par davantage de prospérité pour l’économie congolaise et pour la population.
Par Djorres Tshivuadi

