1 an du Gouvernement Suminwa : Louis Watum Kabamba dresse le bilan d’une gouvernance minière assainie et tournée vers l’industrialisation

​Dans le cadre de l’exercice de redevabilité marquant la première année du Gouvernement Suminwa II, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, s’est prêté aux questions des journalistes Oscar Mbal (RTNC) et Mamina Masengu (B-One). L’occasion pour l’argentier du secteur minier congolais d’exposer les avancées majeures accomplies sous sa direction, guidées par la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilimbo : bâtir une gestion responsable et durable des ressources pour ériger la RDC en puissance industrielle et géopolitique à l’échelle mondiale.

Assainissement du domaine public et gouvernance renforcée

​Sur le plan de la gouvernance, la digitalisation des services a marqué un tournant décisif. La modernisation du Cadastre minier a permis à l’État de récupérer près de 3 000 km² de concessions. Ces superficies réintégrées dans le domaine public seront redistribuées à des opérateurs disposant des capacités financières et techniques nécessaires pour relancer l’exploration et l’exploitation.

​En parallèle, le dialogue sectoriel prend une forme institutionnelle avec la création d’un cadre permanent d’échanges avec la Chambre des mines, axé sur la fiscalité, la parafiscalité et la clarification de l’application du Code minier.

Traçabilité, contrôle et lutte contre la fraude

​L’État congolais s’est doté de moyens technologiques de pointe pour capturer la valeur réelle de ses exportations :

  • Technologie du CEEC : Équipé d’appareils de dernière génération, le laboratoire du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification (CEEC) identifie désormais avec précision les sous-produits précieux contenus dans les minerais exportés. Cette innovation a généré à elle seule plus de 136 millions de dollars directement versés au Trésor public dès le mois d’octobre.
  • Itinérances et répression : Le ministre a mené des missions de contrôle sur le terrain dans plusieurs provinces clés (Lualaba, Haut-Katanga, Bas-Uele, Haut-Uele, Maniema, Ituri), débouchant sur des mesures répressives contre la fraude minière.
  • Artisanat et sécurité : Pour structurer la petite mine, 64 Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) ont été identifiées et sont en cours de viabilisation. En matière de sécurité, le retrait des éléments des FARDC et de la Police nationale des sites miniers est engagé en étroite coordination avec l’état-major général.

Souveraineté géologique et cartographie nationale

​Pour maîtriser le potentiel du sous-sol, un contrat de 180 millions de dollars a été conclu avec le groupe Xcalibur Multiphysics SL. Ce projet d’envergure vise à réaliser la cartographie géophysique aéroportée et géologique de l’ensemble du territoire national. Cette démarche de souveraineté s’accompagne de la récupération des archives géologiques historiques de la RDC auprès du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren (Belgique).

Investissements stratégiques et transformation locale

​Sur le front des partenariats internationaux et du deal américain, les retombées concrètes se matérialisent sur le terrain, notamment à travers la reprise de Chemaf, qui a permis de préserver 2 000 emplois directs et de sécuriser les revenus de 5 000 à 10 000 creuseurs artisanaux.

​Le secteur amorce surtout un virage historique : passer de l’exportation brute à la transformation locale. Après la toute première exportation de concentré de lithium par Manono Lithium, la production de sulfate de lithium composant clé pour la chaîne des batteries et l’industrie médicale débutera d’ici le mois de décembre.

Transparence sur le dossier uranium

​Interrogé sur les allégations d’exportation clandestine d’uranium, Louis Watum Kabamba a opposé une réponse catégorique basée sur la transparence : « Nous avons choisi de ne pas être sur la défensive, mais d’être totalement ouverts aux critiques et d’y répondre de manière factuelle et objective ». Le ministre a rappelé que la RDC respecte scrupuleusement, au fil des années, les seuils et normes fixés par les instances internationales régissant les teneurs en uranium des produits exportés.

Par la rédaction LPC

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