Lutte contre la fraude minière : Kinshasa adopte une feuille de route interministérielle sous l’impulsion du président Tshisekedi

Répondant aux injonctions fermes du Président Félix Tshisekedi, le Gouvernement de la République démocratique du Congo passe à l’offensive pour assainir le secteur minier. À l’issue d’une réunion stratégique présidée par le Vice-Premier ministre, Shabani Lukoo, une feuille de route contraignante a été adoptée afin de juguler la fraude et l’exploitation illicite des ressources naturelles.

Lors de la 87ᵉ réunion du Conseil des ministres, le chef de l’État avait instruit l’exécutif national de prendre des mesures d’urgence sans précédent face à l’hémorragie que subit le pays due aux trafics clandestins de minerais. En guise de réponse immédiate, le Palais du Peuple a abrité une séance de travail d’envergure, réunissant les principaux ministères techniques concernés.

Sous la houlette de M. Shabani Lukoo, également ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, les membres du Gouvernement ont délibéré sur les mécanismes opérationnels de cette riposte. Ont notamment pris part aux échanges : Guillaume Ngefa, ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux ; Louis Watum, ministre des Mines ; ainsi que Marie Nyange, ministre de l’Environnement.

Au cœur des débats, la proposition d’une méthodologie rigoureuse, présentée par le patron des Mines, Louis Watum, a été validée par l’ensemble des parties prenantes. Cette feuille de route, désormais adoptée, repose sur trois piliers fondamentaux :

  1. Le renforcement de la gouvernance minière : via la traçabilité accrue des flux miniers et la sécurisation des sites d’extraction.
  2. L’intensification de la lutte contre les activités illicites : grâce à des contrôles inopinés, la coordination des services de renseignement et de police minière.
  3. La poursuite judiciaire systématique des contrevenants : aucune infraction ne restera impunie, avec une implication directe du ministère de la Justice pour engager des actions en justice contre les réseaux de fraude.

En s’attaquant frontalement à la prédation et à la contrebande, le Gouvernement entend non seulement restaurer l’autorité de l’État sur le sous-sol congolais, mais aussi garantir une exploitation légale et bénéfique pour le trésor public.

Les prochaines semaines diront si cette ligne directrice, soutenue au plus haut sommet de l’État, parviendra à briser les résistances des filières parallèles qui saignent le pays.

Par LPC

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