L’Alliance des Démocrates Socialistes Congolais (ADESCO) a célébré, ce mardi 30 juin, son troisième anniversaire dans une atmosphère de mobilisation, mais aussi de circonspection, en raison du contexte sanitaire et politique national.

Initialement prévue sur l’esplanade du siège national du parti, la cérémonie a finalement été délocalisée à l’hôtel Béatrice, dans la capitale congolaise. Ce changement de dernière minute répond aux instructions du Gouvernement relatives aux mesures de prévention contre l’épidémie d’Ebola. Une décision saluée par la direction du parti, qui a tenu à respecter scrupuleusement les consignes des institutions de la République, malgré la présence déjà effective de plusieurs délégations nationales et internationales à Kinshasa.
« La démocratie a ses règles »
C’est devant un parterre de cadres, de militants et de sympathisants que Son Excellence Tony Kanku Shiku, Haut Représentant du Chef de l’État et Autorité morale de l’ADESCO, a pris la parole. Dans une allocution empreinte de fermeté républicaine, il a d’emblée rappelé l’identité et les principes fondamentaux du mouvement :
« Nous sommes l’Alliance des démocrates socialistes, nous sommes une République démocratique. Nul ne peut se substituer au peuple. La démocratie a ses règles. »
Ces propos interviennent alors que le pays est secoué par des débats houleux autour de l’avenir de la Loi fondamentale. Sans entrer dans les polémiques partisanes, Tony Kanku Shiku a insisté sur la nécessité de placer la souveraineté populaire au-dessus de toute considération individuelle ou corporatiste, appelant à un débat démocratique fondé exclusivement sur la confrontation des idées, et non sur la violence.
Apaisement autour de la messe annulée
Par ailleurs, l’Autorité morale du parti est revenue sur l’épisode de la messe d’action de grâce prévue à la paroisse Sainte-Anne, annulée à quelques heures de sa tenue. Face aux interrogations et aux frustrations que cet événement a pu susciter au sein de la base, Tony Kanku Shiku a appelé les membres de l’ADESCO à la retenue et à l’apaisement. Il a vivement exhorté les militants à éviter toute polémique stérile autour de ce contretemps, privilégiant l’unité du groupe.
Un message de paix face aux défis sécuritaires
Dans un pays marqué par les violences récurrentes dans sa partie orientale, le discours du leader de l’ADESCO a également résonné comme un plaidoyer pour la cohésion nationale. S’adressant particulièrement à la jeunesse congolaise et aux acteurs politiques, il a lancé un appel solennel :
« Nous voulons la paix. La démocratie repose sur le débat et la force de la conviction, pas sur les armes. »
Un message d’autant plus fort que, malgré les difficultés d’accès et l’insécurité persistante au Nord-Kivu, une délégation venue de cette province meurtrie a tenu à faire le déplacement jusqu’à Kinshasa. En signe de reconnaissance pour son engagement constant et son accompagnement des institutions républicaines, les représentants du Nord-Kivu ont remis à Son Excellence Tony Kanku Shiku un diplôme de mérite, scellant ainsi la solidarité interprovinciale au sein du mouvement.
À l’issue de cette célébration marquée par la sobriété et la discipline, l’ADESCO a tenu à adresser ses remerciements à l’ensemble de ses cadres, militants et sympathisants, ainsi qu’aux délégations venues de l’intérieur et de l’extérieur du pays pour leur fidélité aux idéaux du parti.
Dans un communiqué final, la formation politique a réaffirmé avec vigueur son attachement indéfectible aux valeurs de paix, de démocratie, de cohésion nationale et de respect des institutions, se positionnant comme un acteur responsable du débat public congolais.
Par la rédaction

