Le débat sur la modernisation du cadre juridique des affaires en République démocratique du Congo (RDC) s’est enrichi ce vendredi 27 février 2026, avec la soutenance d’une thèse de doctorat à l’Université de Kinshasa.
Le chercheur Yannick Ebonzo Mputu a présenté ses travaux sur « Le pouvoir du juge dans le redressement des entreprises en difficulté en droit issu de l’OHADA : Essai critique sur l’application des procédures collectives d’apurement du passif en RDC », une étude qui aspire à poser les jalons d’un secteur entrepreneurial plus résilient.
Devant un jury d’universitaires, le doctorant a livré une analyse critique approfondie de l’application, en RDC, des mécanismes juridiques visant à sauver les entreprises en crise. Son travail ne se contente pas d’un simple état des lieux ; il propose une refonte du rôle central du juge dans ces procédures délicates.
Un pouvoir judiciaire au cœur de la survie économique
L’essai de M. Ebonzo Mputu s’attaque à une problématique majeure pour le tissu économique congolais : comment empêcher la liquidation systématique des entreprises en difficulté ?
Pour le chercheur, la clé réside dans une meilleure utilisation des pouvoirs du juge, tel que prévu par le droit de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), dont la RDC est membre.
À l’issue d’une séance de questions soutenue, le jury universitaire a salué la rigueur et la pertinence de cet « essai critique », qui vient combler un vide dans la littérature juridique congolaise sur les procédures collectives.
Par ces travaux, la communauté scientifique de l’Université de Kinshasa espère éclairer les praticiens du droit et les pouvoirs publics dans l’ambitieux chantier de l’amélioration du climat des affaires en RDC.
Par Dieumerci Anawezi

