Ce lundi, des milliers de candidats au diplôme d’État ont entamé, sur l’ensemble du territoire congolais, les épreuves préliminaires de la session 2026. Une première étape cruciale, sous haute surveillance logistique et sécuritaire, qui précède la session ordinaire prévue dans les semaines à venir.
KC’est un signal de départ donné à travers les 26 provinces de la République démocratique du Congo. Les élèves de terminale, toutes options confondues, ont planché dès les premières heures sur les compositions écrites des épreuves préliminaires de l’Examen d’État 2026. Cette tradition pédagogique, bien que souvent redoutée, permet de jauger le niveau de préparation des finalistes avant l’épreuve finale.
Dans la capitale, Kinshasa, comme à Lubumbashi, Goma ou Kisangani, les centres d’examen ont ouvert leurs portes dans un calme relatif. Les autorités éducatives provinciales, interrogées sur place, ont affirmé avoir déployé tous les moyens nécessaires pour éviter les dysfonctionnements qui ont parfois émaillé les sessions antérieures.
« Toutes les dispositions logistiques ont été prises : acheminement des sujets, encadrement des surveillants, mais aussi sécurisation des périmètres. Nous voulons que chaque candidat travaille dans la sérénité », a confié un responsable de la direction provinciale de l’EPST (Enseignement primaire, secondaire et technique)
Du côté des candidats, le sentiment dominant est un mélange de stress et de détermination. Après une année scolaire ponctuée par des défis récurrents insuffisance d’infrastructures, mouvements de grèves ponctuels, accès limité aux manuels, ces épreuves préliminaires sont vécues comme un premier test grandeur nature.
Les épreuves préliminaires, qui s’étaleront sur plusieurs jours, ne délivrent pas le diplôme final. Elles constituent néanmoins un indicateur précieux pour les enseignants et les inspecteurs, permettant d’identifier d’éventuelles lacunes collectives avant la session ordinaire. Celle-ci, dont les dates seront officiellement communiquées dans les prochains jours, conditionnera l’obtention du certificat de fin d’études secondaires.
Les autorités nationales appellent à la responsabilité de tous les acteurs surveillants, chefs de centres et candidats pour que ces épreuves se déroulent sans fraude ni incident. « L’intégrité de l’Examen d’État est non négociable « , a rappelé le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique dans une note de service.
Dans les heures à venir, les premiers retours des différentes provinces permettront d’affiner le bilan de cette première journée. En attendant, des dizaines de milliers de jeunes Congolais tiennent leur crayon, conscients que ces épreuves préliminaires ouvrent la voie vers un avenir qu’ils espèrent plus prometteur.
La rédaction

