La RDC refuse de rester un simple pays d’extraction : plaidoyer pour une industrie minière transformatrice à Abidjan

La République Démocratique du Congo a marqué de son empreinte le Forum ministériel sur les minéraux critiques et les chaînes de valeur, tenu le 10 juillet 2026 à Abidjan sous l’égide de la Banque africaine de développement. Portée par une vision claire, la délégation congolaise a appelé à une refonte profonde du modèle minier africain.

C’est une position ferme et résolument tournée vers l’avenir que la République Démocratique du Congo a défendue lors du Forum ministériel sur les minéraux critiques, les chaînes de valeur et leur valorisation, organisé ce 10 juillet 2026 à Abidjan. Placé sous l’égide de la Banque africaine de développement (BAD), ce rendez-vous stratégique a rassemblé les principales nations minières du continent autour d’un constat partagé : l’heure n’est plus à l’extraction brute, mais à la transformation et à l’intégration régionale.

La délégation congolaise, conduite par le Professeur Michel KASWA, Directeur de Cabinet du Ministre des Mines, représentant Son Excellence Monsieur le Ministre des Mines Louis Watum Kabamba, a porté la voix d’une RDC qui entend rompre définitivement avec le schéma hérité de l’ère coloniale.

« Ne plus être seulement un pays d’extraction »

Dans son intervention, la délégation a réaffirmé avec force la vision portée par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, sous la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka : faire du secteur minier un véritable moteur d’industrialisation, de création d’emplois et de développement durable.

« La République Démocratique du Congo ne veut plus être seulement un pays d’extraction, mais également un pays de transformation, de certification, d’innovation et de création de valeur ajoutée », ont martelé les représentants congolais, appelant à un changement de paradigme pour l’ensemble du continent.

La géologie, clé de souveraineté

Plaidant pour le renforcement de la connaissance géologique du continent, le Professeur KASWA a rappelé l’impératif pour chaque nation africaine de maîtriser ses ressources. « Un pays qui ne connaît pas son sous-sol négocie son avenir les yeux fermés », a-t-il lancé, soulignant l’urgence d’investir dans la cartographie, la gouvernance, la traçabilité et les infrastructures stratégiques.

La RDC a également insisté sur la nécessité de corridors de développement repensés. « Ils ne doivent plus être de simples voies d’exportation de minerais bruts, mais de véritables corridors industriels reliant les zones de production aux unités de transformation, aux infrastructures énergétiques et aux marchés régionaux », a développé le Directeur de Cabinet.

Un engagement renouvelé pour le Pacte minier d’Abidjan

La délégation congolaise a réaffirmé son soutien au Pacte minier d’Abidjan, tout en appelant au renforcement des partenariats en faveur de la transformation locale, du financement des infrastructures et de l’intégration des chaînes de valeur africaines.

À l’heure où la demande mondiale en minéraux critiques ne cesse de croître, la RDC entend jouer un rôle moteur dans l’émergence d’une industrie minière africaine plus compétitive, responsable et créatrice de prospérité partagée. Une ambition qui, portée au plus haut niveau de l’État, dessine les contours d’un nouveau contrat minier pour le continent.

Par la Rédaction

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