Tensions politiques en RDC : « Ensemble pour la République » pose des préalables stricts et rejette le dialogue de Tshisekedi

Dans une déclaration officielle, le parti d’opposition exige la libération des prisonniers politiques et dénonce les « contradictions » du chef de l’État, réaffirmant son attachement à une médiation menée par les confessions religieuses.

Le paysage politique congolais se crispe à l’approche d’un éventuel dialogue national. Le parti Ensemble pour la République , principale formation d’opposition, a rendu publique, ce 2 février 2026, une déclaration dans laquelle il réaffirme ses conditions pour participer à toute table ronde et rejette catégoriquement l’initiative de dialogue portée par le Président Félix Tshisekedi.

Le communiqué, émanant du Directoire Exécutif National, s’inscrit dans le cadre de l’initiative pour un « Pacte Social pour la Paix et le Bien-Vivre Ensemble », lancée en janvier 2025 par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). L’opposition y voit le seul cadre crédible pour un dialogue, car placé sous une médiation morale et neutre .

Un dialogue « inclusif » ou un « simulacre » ?

D’entrée de jeu, Ensemble pour la République campe sur ses positions. Le parti rejette le simulacre de dialogue proposé par le Président de la République, estimant qu’un tel exercice ne saurait être une concession du pouvoir ni une rencontre de convenance entre alliés politiques . Pour l’opposition, un vrai dialogue doit affronter avec lucidité et courage les causes profondes de la crise et non servir de simple outil de légitimation.

Cinq préalables non négociables

La déclaration liste une série d’exigences présentées comme des préalables indispensables à l’ouverture d’un dialogue crédible :

  1. La levée de toutes les condamnations à caractère politique.
  2. La libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion.
  3. La fin des poursuites judiciaires perçues comme instrumentalisées.
  4. La levée des restrictions à la délivrance de passeports et à la liberté de circulation des opposants.
  5. La cessation de « toute répression visant à intimider ou exclure les voix dissidentes ».

Le parti estime que ces mesures constituent le socle minimal de la confiance sans lequel aucune discussion ne peut être sincère.

Par Horus-Gabriel Buzitu

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