RDC : Le cahier des charges de la jeunesse officiellement remis au Président Tshisekedi, après la journée internationale de la Jeunesse par la Ministre Grâce Kutino

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, a reçu à la Cité de l’Union africaine la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique, Grâce Émie Kutino. Au centre des échanges : la remise solennelle du « Cahier des charges de la jeunesse congolaise », un document stratégique issu d’une vaste consultation nationale qui cristallise désormais les attentes et les ambitions de toute une génération.

Un document qui engage l’avenir
Bien plus qu’un simple rapport administratif, ce cahier des charges se veut une feuille de route participative. Il compile les priorités exprimées par les jeunes sur l’ensemble du territoire, autour de quatre piliers majeurs : l’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat, l’égalité des chances face aux opportunités économiques, et leur participation effective à la gouvernance du pays. Les jeunes Congolais y affirment également leur soutien aux réformes structurelles en cours, tout en plaidant pour l’adoption d’une nouvelle Constitution qui reflète mieux les réalités contemporaines de la Nation.

La ministre : « La jeunesse congolaise a parlé, et sa voix a été entendue »
Dans une déclaration publiée sur son compte TikTok, la ministre Grâce Émie Kutino a tenu à marquer le caractère inédit de cette rencontre. « J’ai eu l’honneur d’être reçue par le Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à qui j’ai officiellement remis le Cahier des charges de la jeunesse congolaise. Ce document est bien plus qu’un simple rapport : il porte la voix, les aspirations et les priorités de la jeunesse congolaise. Emploi, entrepreneuriat, accès aux opportunités et participation effective à la gouvernance de notre Nation : la jeunesse congolaise a parlé, et sa voix a été entendue », a-t-elle déclaré.

« Oui, je le veux » : une génération déterminée à peser dans les réformes
Au-delà des aspects socio-économiques, la ministre a mis en avant l’implication politique de la jeune génération à travers la campagne « Oui, je le veux ». Selon elle, ce mouvement traduit une volonté ferme de prendre une part active à la construction du destin national et de contribuer aux réformes qui façonneront la République de demain.

Un commencement, pas une fin
Si cette remise constitue une avancée institutionnelle majeure dans la reconnaissance du rôle de la jeunesse, Mme Kutino a néanmoins appelé à la vigilance et à la persévérance. « Cette étape est historique, mais elle n’est qu’un commencement. Nous continuerons à travailler pour qu’aucune décision concernant la jeunesse ne soit désormais prise sans elle », a-t-elle martelé.

Reste désormais à savoir comment ce cahier des charges sera traduit en actions concrètes. Dans un contexte marqué par les débats sur la refondation institutionnelle, ce document pourrait bien constituer le principal outil de plaidoyer pour une génération qui entend ne plus être spectatrice, mais actrice à part entière de son propre avenir.

Par notre rédaction

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