Politique : Fayulu exige un dialogue national et interpelle Naanga et Félix Tshisekedi de la crise de 2018

Lors d’un rassemblement de ses partisans au siège de la plateforme Lamuka ce dimanche 30 novembre 2025 à Kinshasa, le leader de l’opposition Martin Fayulu a placé l’exigence d’un dialogue national inclusif au centre de ses revendications. Face à la persistance des tensions, le président de l’Écidé a estimé que la réunion de toutes les forces vives du pays s’imposait pour surmonter les divisions qui le traversent. « Aucun progrès durable n’est possible sans une discussion nationale transparente », a-t-il affirmé devant ses supporters.

Dans la ligne de mire de l’opposant, plusieurs figures politiques qu’il tient pour responsables des « mensonges » de l’élection présidentielle de 2018. Il a ainsi annoncé son intention de demander des comptes à l’ancien président Joseph Kabila concernant, selon lui, les manipulations électorales qui auraient entaché le scrutin.

Fayulu s’en est également pris à Corneille Nangaa, l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il l’a publiquement interpellé pour qu’il justifie sa décision, dénoncée par l’opposant, d’avoir « pris les armes contre le peuple ».

Le président actuel, Félix Tshisekedi, n’a pas été épargné. Fayulu l’a accusé d’avoir « accepté le mensonge de Kabila et Nangaa », l’associant ainsi à la contestation des résultats de 2018.

Pour le candidat malheureux de Lamuka, un tel dialogue constitue une étape indispensable à la restauration de la confiance et à la clarification des responsabilités politiques. Il y voit également le préalable nécessaire à l’engagement de réformes capables d’apaiser le climat sociopolitique. Martin Fayulu a réaffirmé que sa plateforme maintiendrait la pression pour que ce processus soit ouvert et véritablement participatif.

Par LPC

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