Dans un communiqué officiel, la Force de Défense Nationale du Burundi rejette les accusations circulant en ligne et pointe du doigt une coalition de groupes armés qu’elle accuse de prendre en otage la population civile.
Réagissant à des informations relayées sur les réseaux sociaux,la Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB) est montée au créneau ce jeudi 27 novembre pour clarifier son rôle dans la situation trouble qui prévaut à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo. L’institution militaire dément catégoriquement avoir imposé un quelconque « blocus total » à l’encontre des civils.
Par la voix de son état-major général,la FDNB a publié un communiqué visant à répondre aux « propos et commentaires variés » qui incriminent ses opérations dans la région. Le document affirme sans équivoque qu’« il n’y a aucun militaire de la FDNB dans la localité de Minembwe jusqu’à l’heure actuelle ». Si le Burundi reconnaît la présence de contingents dans le Sud-Kivu pour lutter contre certains groupes armés, il en nie formellement la présence dans cette localité spécifique.
Le communiqué opère un renversement accusatoire en pointant du doigt une coalition de mouvements rebelles.La FDNB y dénonce l’occupation de Minembwe par des factions telles que Red Tabara, FNL Nzabampema, AFC-Twirwaneho ou encore le M23. Ces groupes seraient les véritables auteurs de la prise en otage de la population civile, selon les militaires burundais.
L’armée avance que ces combattants utiliseraient les habitants comme « bouclier humain » lors de leurs attaques contre les positions des FARDC (Forces Armées de la RDC) ou de la FDNB. Dans un contexte décrit comme étant dépourvu de « tout signe du respect des droits de l’homme », les civils, « pris en otage », n’oseraient pas dénoncer ces exactions, craignant d’être « exécutés sauvagement ».
Des vidéos citées comme preuve
Pour étayer ses affirmations,la FDNB s’appuie sur des vidéos diffusées par Rafiki Bora TV, mettant en scène un certain Maître Maniragaba, présenté comme le directeur d’une école à Minembwe. Pour l’institution militaire, ces images « prouvent à suffisance que la coalition ci-haut mentionnée cohabite avec la population civile ». La FDNB y voit la preuve d’une « étroite collaboration »
Par Horus-Gabriel Buzitu

