Les autorités sanitaires de la République Démocratique du Congo ont officiellement déclaré la fin de la 16ème épidémie de maladie à virus Ebola. Cette annonce intervient après que 42 jours se sont écoulés sans qu’un nouveau cas ne soit enregistré, marquant ainsi la rupture de la chaîne de transmission.

C’est le Docteur Samuel Roger Kamba, ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et des Affaires sociales, qui a fait cette déclaration solennelle. « Au nom du gouvernement, et compte tenu de tous les indicateurs scientifiques et opérationnels confirmant que la chaîne de transmission du virus a été rompue, je déclare officiellement la fin de la 16e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo », a-t-il affirmé.
Le foyer épidémique, qui s’était déclaré dans la zone sanitaire rurale de Bulape, une région aux infrastructures limitées, a été maîtrisé grâce à une mobilisation rapide et coordonnée. Le ministère de la Santé, appuyé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires, a réussi à endiguer la propagation. Au total, 64 cas (53 confirmés et 11 probables) et 45 décès ont été recensés au cours de cette flambée.

Une riposte massive et innovante
La réaction des autorités a été caractérisée par son ampleur et par l’introduction de nouvelles technologies. Pour la première fois dans le pays, un Module de traitement des maladies infectieuses (IDTM) a été déployé. Conçu par l’OMS, le Programme alimentaire mondial et d’autres partenaires, cet équipement novateur a permis d’améliorer la sécurité des soignants et d’offrir une prise en charge plus digne et plus efficace aux patients.

Sur le terrain, plus de 112 experts et intervenants de première ligne de l’OMS ont été mobilisés pour soutenir les équipes nationales. L’acheminement de plus de 150 tonnes de fournitures et d’équipements médicaux a été crucial pour protéger les communautés et les travailleurs de la santé. Par ailleurs, une campagne de vaccination a permis d’administrer des doses à plus de 47 500 personnes.

Le Professeur Mohammed Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, a salué cet aboutissement. « L’Organisation Mondiale de la Santé est fière d’avoir soutenu la riposte et de contribuer à la mise en place de systèmes renforcés qui protégeront les communautés bien après la fin de l’épidémie », a-t-il déclaré. Il a également adressé ses félicitations à la population, au gouvernement, aux personnels de santé et à tous les partenaires pour leurs efforts constants.
Le pays n’entre pas pour autant dans une phase d’inattention. Une période de surveillance épidémiologique renforcée de 90 jours a été enclenchée. En parallèle, un programme d’accompagnement des survivants, mis en œuvre avec l’appui de l’OMS, vise à leur apporter un soutien global et durable après leur guérison.
Par Horus-Gabriel Buzitu

