Sous l’autorité de la Première Ministre Judith Suminwa, une réunion de haute importance a réuni ce jeudi les ministères de l’Éducation nationale et des Finances. L’objectif était sans équivoque : mettre un terme définitif aux retards de paiement qui affectent la profession enseignante et, par ricochet, la stabilité du système éducatif national.
Face à des délais persistants, les deux ministères ont convoqué les opérateurs de paie désignés, IFOD et AFRILAND First Bank, les sommant de régulariser au plus vite la situation des salaires en souffrance. Les investigations ont mis en lumière un point de blocage majeur : l’accumulation d’arriérés liés aux frais de gestion, empêchant le traitement normal des paies.
Pour débloquer cette impasse, le gouvernement a pris une mesure forte. Il a décidé d’intervenir financièrement afin de couvrir ces arriérés de frais. Cette injection de fonds publics, prévue pour la semaine prochaine, vise à libérer le processus et permettre aux opérateurs d’exécuter leurs mandats dans les délais.
« Cette décision témoigne de la volonté ferme du gouvernement de placer la dignité des enseignants et la sérénité de nos écoles au cœur de ses priorités », a souligné une source proche du cabinet de la Première Ministre. L’intervention n’est pas présentée comme une simple avance, mais comme le préalable nécessaire à une normalisation pérenne du cycle de paiement.
Les enjeux sont doubles. Il s’agit d’abord de protéger le pouvoir d’achat de dizaines de milliers de familles dépendant de la rémunération des enseignants, souvent plongées dans une grande précarité en raison de ces retards. Ensuite, cette action vise à sécuriser le calendrier scolaire, régulièrement perturbé par des mouvements de protestation légitimes dus à ces impayés.
Le monde éducatif accueille cette annonce avec un optimisme prudent. « C’est un signal positif et attendu depuis longtemps. Nous espérons que ces engagements seront concrétisés sans nouveau délai et que des mécanismes seront mis en place pour éviter la répétition de ces crises », a réagi un représentant syndical sous couvert d’anonymat.
La prochaine semaine sera donc décisive. Tous les regards sont tournés vers la concrétisation de cette intervention financière. Si elle est effective, elle pourrait marquer un tournant dans la gestion de la masse salariale du secteur de l’éducation en RDC, condition indispensable à la paix sociale et à la qualité de l’enseignement. Le gouvernement, par cette mobilisation, tente de restaurer la confiance et de garantir une année scolaire apaisée.
Par Horus-Gabriel Buzitu

