Par un geste stratégique, la République Démocratique du Congo concrétise le retour de l’institution panafricaine dans sa capitale historique, un mouvement destiné à impulser la connectivité du continent.
C’est une annonce officielle qui scelle une ambition de longue date. Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a confirmé la finalisation du rapatriement du siège de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) vers Kinshasa. Porté par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, ce dossier a été présenté lors du Conseil des ministres du 28 novembre. Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large de résorber la fracture numérique et d’améliorer l’accès aux communications sur l’ensemble du territoire africain, lequel compte 145 zones membres de l’UAT.
La matérialisation de ce projet passera par la construction d’un immeuble dédié, financé selon un modèle de Partenariat Public-Privé (PPP). Actuellement, l’Unité de Gestion du Partenariat Public-Privé (UG/PPP), placée sous l’autorité du Ministère du Plan et de l’Aide au Développement, est chargée d’étudier la faisabilité et les modalités de ce dossier.
Plusieurs atouts majeurs justifient le choix de la RDC pour abriter cette institution. Le pays, qui dépasse désormais les 100 millions d’habitants, occupe une position géostratégique centrale en Afrique. Cette situation en fait un hub naturel pour les télécommunications, susceptible de connecter efficacement les régions du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Le ministre Mpanda a insisté sur ces arguments, mettant en avant les retombées considérables que représente l’installation du siège pour le développement national et continental.
Ainsi, l’UAT, dont la mission consiste à favoriser un développement rapide des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) en vue d’une connectivité universelle en Afrique, trouvera son ancrage définitif au cœur même du continent. Cette implantation à Kinshasa symbolise une étape clé pour une intégration numérique africaine renforcée et souveraine.
Par Horus-Gabriel Buzitu

