Un militaire blessé et quatre assaillants neutralisés dans la province du Haut-Lomami, la situation « rapidement maîtrisée ».
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir repoussé une attaque menée contre l’une de leurs unités positionnées à Bukama, dans la province du Haut-Lomami. Selon un communiqué officiel (n°01) publié ce samedi par l’état-major général, l’assaut a été attribué à des éléments du groupe armé dénommé « Mai-Mai Zoulou ».
L’incident, survenu récemment, a donné lieu à un échange de tirs dont le bilan provisoire, dressé par l’autorité militaire, fait état de pertes limitées dans les rangs de l’armée régulière. « Du côté des FARDC, un (01) militaire a été blessé », précise le document. En revanche, les assaillants auraient subi des pertes plus lourdes, avec « quatre (04) assaillants neutralisés et trois (03) blessés ».
Le porte-parole par intérim des FARDC, le lieutenant-colonel Monga Hazukay Mak, affirme que « la situation a été rapidement maîtrisée par les forces loyalistes ». Il n’a pas fourni de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de l’attaque ou les opérations en cours dans la zone.
Dans son communiqué, l’armée congolaise cherche à rassurer les populations locales, souvent prises entre différents groupes armés dans cette région. « Les Forces armées de la République démocratique du Congo rassurent la population de BUKAMA et ses environs que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la sécurité et l’ordre public, afin de lui permettre de vaquer librement à ses occupations« , est-il écrit.
La province du Haut-Lomami, comme plusieurs autres régions de l’est et du centre de la RDC, est régulièrement le théâtre d’incidents impliquant divers groupes armés locaux, communément appelés « mai-mai ». Ces milices, souvent structurées autour de chefs communautaires ou ethniques, évoluent dans un paysage sécuritaire complexe, marqué par des revendications multiples (terres, autonomie, contrôle des ressources) et une présence parfois limitée de l’État.
L’appellation spécifique « Mai-Mai Zoulou » renvoie à l’une de ces nombreuses factions. Les autorités n’ont pas immédiatement communiqué sur les motivations présumées de cette attaque ponctuelle.
Les FARDC indiquent que les investigations se poursuivent pour déterminer les tenants et aboutissants de cette attaque. La population et les observateurs attendent de voir si cet incident isolé présage d’une recrudescence d’activités de groupes armés dans cette zone du Haut-Lomami.
Par Horus-Gabriel Buzitu

