RDC | L’Assemblée nationale entérine la prorogation de l’état de siège au nord-Kivu et Ituri, en présence du ministre de la Justice

La journée de ce lundi a illustré la double dimension, humaine et sécuritaire, du portefeuille de la Justice. Après avoir présidé dans la matinée la cérémonie de libération conditionnelle de détenus au Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (Prison centrale de Makala), le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume NGEFA ATONDOKO ANDALI, a rejoint l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour un dossier de haute importance.

Son agenda parlementaire était centré sur l’examen et l’adoption de la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Cette démarche intervient seulement quatre jours après l’approbation de cette mesure par le Sénat, marquant une étape législative cruciale.

Sous la présidence de l’Honorable Jean-Claude TSHILUMBAY, Premier Vice-président de l’Assemblée nationale, la séance plénière a débuté par ses mots de bienvenue. Inscrit en seconde position à l’ordre du jour, le dossier a été présenté par le Rapporteur de l’Assemblée, l’Honorable Jacques DJOLI. Ce dernier a rappelé le cadre constitutionnel, en citant spécifiquement l’article 144, alinéa 5, établissant ainsi la parfaite conformité juridique de la demande de prorogation.

Le Rapporteur a également souligné la détermination constante du Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Pour le chef de l’État, cette mesure reste indispensable afin de rétablir la paix, d’assurer la protection des civils et de sauvegarder l’intégrité du territoire national. À l’issue de l’adoption de l’exposé des motifs, la plénière a entériné la prorogation de l’état de siège.

Cette date du 1er décembre 2025 restera ainsi comme le symbole d’un leadership ministériel aux facettes complémentaires. Elle a démontré, en l’espace de quelques heures, l’engagement pour une justice réhabilitatrice, concrétisée par les libérations à Makala, et le soutien indéfectible aux instruments de défense de la souveraineté nationale au Parlement.

Par Horus-Gabriel Buzitu

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