Près de deux mois après la signature des accords de paix de Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’est du pays. Malgré les engagements pris, les combats se poursuivent, notamment dans certaines zones du Nord- et du Sud-Kivu, mettant en doute l’effectivité du cessez-le-feu annoncé.
À Washington, l’impatience grandit. Plusieurs parlementaires américains estiment que la mise en œuvre des accords tarde à produire des résultats concrets. Ils appellent l’administration du président Donald Trump à envisager des sanctions ciblées contre le Rwanda, accusé de continuer à soutenir le mouvement rebelle M23, en dépit des démentis de Kigali.
« Nous continuons de garder toutes les options sur la table pour inciter à un changement de comportement et encourager le Rwanda à respecter ses obligations dans le cadre des accords de Washington », a déclaré Sarah Troutman, secrétaire adjointe au Département d’État américain chargée de l’Afrique centrale.
Selon des sources diplomatiques et des mécanismes de suivi, plusieurs engagements clés de l’accord , notamment le retrait des forces étrangères, le désarmement des groupes armés et le rétablissement de la sécurité pour les civils , connaissent une mise en œuvre jugée lente et incomplète.
Autre évolution notable: le dossier RDC–Rwanda n’est désormais plus suivi par Massad Boulos. Il relève désormais directement des prérogatives du vice-président américain JD Vance, un changement interprété comme un signal de fermeté accrue de Washington face à la persistance du conflit.
Alors que les pressions diplomatiques s’intensifient, l’accord de Washington peine encore à se traduire par une paix réelle sur le terrain, où les populations civiles continuent de payer le prix d’un conflit qui s’enlise.
Par Djorres Tshivuadi

