Plus de 65 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers dans les États du Kordofan du Nord et du Sud depuis la fin du mois d’octobre 2025, a annoncé ce mardi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). Cet exode massif est provoqué par une recrudescence des combats et des attaques ciblant les zones civiles.
« Les hostilités incessantes continuent de menacer la sécurité des civils et d’alimenter des déplacements à grande échelle », a déclaré un porte-parole de l’ONU sur place.
Parmi les incidents les plus graves, des frappes de drones sur la ville d’El Obeid, capitale du Kordofan du Nord, ont fait au moins 13 morts la semaine dernière, selon des sources médicales et humanitaires concordantes.
Crise humanitaire et accès bloqué
Les organisations humanitaires présentes dans la région peinent à répondre aux besoins criants des déplacés, qui manquent de tout : abris, nourriture, eau potable et soins médicaux. « Les familles arrivent épuisées, avec seulement ce qu’elles ont pu porter. Beaucoup ont tout perdu », témoigne une travailleuse humanitaire d’une ONG internationale, sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité.
L’ONU a lancé un appel pressant à toutes les parties au conflit pour une cessation immédiate des hostilités et a exigé un accès humanitaire sécurisé, rapide et sans entrave aux populations affectées.
Cet accès reste en effet entravé par les combats, l’insécurité sur les routes et des barrières administratives, compliquant dramatiquement l’acheminement de l’aide.
Par Dieumerci Anawezi

