Moyen-Orient : La RDC, membre du Conseil de sécurité, appelle à la retenue face à l’escalade militaire

Alors que les tensions atteignent un niveau critique au Moyen-Orient, marqué par une intensification des frappes et des représailles entre puissances régionales, la République Démocratique du Congo a officiellement fait entendre sa voix. Dans un communiqué publié ce samedi, le gouvernement congolais exprime sa vive préoccupation face à une situation qu’il qualifie de dangereuse spirale susceptible d’embraser toute une région.

Siégeant actuellement au Conseil de Sécurité des Nations Unies en tant que membre non-permanent, la RDC n’entend pas rester silencieuse. Alors que les risques d’un conflit ouvert entre acteurs étatiques majeurs se précisent, Kinshasa met en garde contre les conséquences graves sur la paix et la sécurité internationales.

Dans son texte, le gouvernement du président Félix Tshisekedi ne se contente pas d’observer. Il interpelle directement les belligérants. Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, insiste le communiqué, qui rappelle que les populations civiles sont toujours les premières victimes de ces déflagrations.

Pour la RDC, l’heure n’est pas à l’affrontement mais à la diplomatie. Le pays réaffirme son attachement au respect strict du droit international et encourage vivement le retour à la table des négociations. Le recours prioritaire aux mécanismes multilatéraux est la seule voie pour une désescalade et un règlement durable, souligne le gouvernement.

Fort de son mandat onusien, Kinshasa assure qu’il demeure disposé à soutenir toute initiative constructive au sein du Conseil de sécurité afin d’empêcher que le pire ne se produise et œuvrer pour la restauration de la stabilité.

En attendant une accalmie sur le terrain, la RDC prend ses précautions. Par mesure de sécurité, elle déconseille formellement à ses citoyens tout voyage dans la région. Elle invite également les ressortissants congolais déjà présents dans les pays affectés par la crise à se rapprocher de ses représentations diplomatiques pour suivre l’évolution de la situation.

Par Horus-Gabriel Buzitu

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