Une délégation du ministère de l’Économie nationale a sillonné Lubumbashi, Likasi et Kolwezi pour poser les premières pierres d’un vaste chantier de structuration économique.
Une mission d’envergure du ministère de l’Économie nationale a parcouru les principales villes du Grand Katanga. Conduite par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, cette tournée s’inscrit dans la droite ligne de la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à transformer structurellement l’économie congolaise en intégrant les acteurs du secteur informel dans le circuit légal.
L’objectif principal de cette mission était de jeter les bases techniques et organisationnelles du préenregistrement des opérateurs économiques non structurés, une étape préliminaire indispensable avant leur immatriculation officielle au Guichet Unique de Création d’Entreprise (GUCE).
Durant ces dix jours, les émissaires de Kinshasa ont mené un travail de fond en plusieurs étapes. Ils ont procédé à la formation des enquêteurs provinciaux qui seront en première ligne pour recueillir les données sur le terrain. Parallèlement, une application numérique de préenregistrement, spécialement développée pour l’occasion, a été déployée afin de faciliter la collecte et le traitement des informations.
Au-delà des aspects techniques, la mission a également eu une forte composante de sensibilisation. Des séances d’échanges ont été organisées avec les acteurs économiques locaux pour les informer des avantages de cette démarche. Enfin, des séances de travail avec les autorités provinciales ont permis de synchroniser les efforts et d’assurer l’adhésion des entités territoriales à ce projet national.
Cibler les petits métiers pour une protection accrue
Cette initiative de formalisation de masse ne se limite pas aux grandes enseignes. Elle vise spécifiquement les milliers de petits commerçants, détaillants des marchés, artisans, garagistes et autres opérateurs du secteur informel qui constituent l’épine dorsale de l’économie locale mais évoluent souvent dans la précarité.
L’ambition affichée par le gouvernement est de leur offrir bien plus qu’un simple récépissé. L’entrée dans le secteur formel doit leur garantir :
· Un cadre légal sécurisé pour exercer leur activité sans crainte de tracasseries ;
· Une meilleure protection sociale, ouvrant la voie à une couverture maladie ou à une retraite ;
· Un accès élargi aux opportunités économiques, notamment au crédit bancaire et aux marchés publics, jusqu’ici souvent hors de portée pour ce type d’acteurs.
Sur le terrain, les agents déployés sont facilement identifiables grâce à des badges officiels, gage de transparence et de sérieux pour rassurer la population. Ils utilisent un outil numérique innovant qui permet un enregistrement rapide et efficace des données, tout en constituant une base de référence pour les politiques économiques futures.
Par Horus-Gabriel Buzitu

