Dans un rare front commun, les États du Golfe, le royaume hachémite de Jordanie et les États-Unis ont publié ce lundi une déclaration conjointe depuis Doha pour dénoncer avec la plus grande fermeté les récentes attaques de missiles et de drones menées par l’Iran contre plusieurs nations de la région.
Le texte, signé par le Qatar, l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, les Émirats arabes unis et Washington, décrit ces frappes comme étant indiscriminées et irresponsables. Selon le communiqué, ces tirs ont visé des territoires souverains, notamment Bahreïn, l’Irak (y compris la région du Kurdistan irakien), la Jordanie, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
Les signataires dénoncent des actions qui ont mis en danger les populations civiles et endommagé des infrastructures civiles, sans toutefois fournir dans le texte de bilan humain ou matériel détaillé.
Une violation de la souveraineté
La déclaration qualifie ces opérations militaires de tournant dangereux. « Les actions de la République islamique représentent une escalade dangereuse qui viole la souveraineté de multiples États et menace la stabilité régionale« , peut-on lire.
Les sept parties prenantes insistent sur le caractère injustifiable de ces tirs, d’autant qu’ils ont visé des pays qui ne sont pas engagés dans des hostilités. Un avertissement implicite à Téhéran sur l’isolement diplomatique croissant que pourraient entraîner de telles frappes.
Une défense unie et efficace
Au-delà de la condamnation politique, le communiqué met en lumière l’efficacité des mécanismes de défense mis en place entre ces nations. Les signataires félicitent la coopération efficace en matière de défense aérienne et antimissile qui a permis d’éviter des pertes humaines et des destructions bien plus importantes.
Un droit à la légitime défense réaffirmé
Face à ce qu’ils considèrent comme une agression, les sept pays réaffirment leur droit à se défendre : « Nous nous tenons unis dans la défense de nos citoyens, de notre souveraineté et de notre territoire, et nous réaffirmons notre droit à la légitime défense face à ces attaques. »
Par Horus-Gabriel Buzitu

