Kinshasa reporte au 28 février 2026 l’échéance de l’Impôt Foncier et de l’Impôt sur les Revenus Locatifs

Le gouvernement provincial accorde un délai supplémentaire aux contribuables pour régulariser leur situation, tout en rappelant l’obligation de paiement et les sanctions à venir.

Par un communiqué officiel daté du 2 février 2025, le Gouvernement Provincial de la Ville de Kinshasa a annoncé le report exceptionnel de la « grande échéance » de l’Impôt Foncier (IF) et de l’Impôt sur les Revenus Locatifs (IRL). Initialement fixée au 2 février, la date limite est désormais repoussée au 28 février 2026. Cette décision, présentée comme une mesure d’accompagnement, vise à faciliter les démarches des contribuables tout en maintenant la pression fiscale.

Le Gouvernement Provincial de Kinshasa a pris la décision d’accorder un répit aux propriétaires fonciers, bailleurs et autres contribuables concernés. La date butoir pour le paiement de l’Impôt Foncier et de l’Impôt sur les Revenus Locatifs est officiellement reportée de près d’un an, selon un communiqué rendu public.

Ce report, qualifié d’exceptionnel, poursuit trois objectifs principaux, détaillés par les autorités : permettre une meilleure prise en charge des contribuables, faciliter l’achèvement des opérations de déclaration et de paiement dans les différents centres de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK), et enfin renforcer la sensibilisation et la mobilisation citoyenne autour de cette échéance fiscale majeure.

Toutefois, le gouvernement tient à lever toute ambiguïté. Dans un second communiqué, il précise avec fermeté que ce délai supplémentaire ne constitue ni une exonération ni une annulation des obligations fiscales. Il s’agit strictement d’une mesure d’accompagnement destinée à favoriser la conformité volontaire et le civisme fiscal. Les contribuables sont donc vivement invités à profiter de ce délai supplémentaire pour se mettre en règle en effectuant leur déclaration et leur paiement auprès de la DGRK ou des agents bancaires habilités.

L’avertissement est clair et sans équivoque pour les retardataires. « À l’expiration du délai du 28 février [2026], les dispositions légales relatives aux pénalités, sanctions et mesures de contrainte prévues par la réglementation fiscale seront rigoureusement appliquées », peut-on lire dans le texte officiel.

Au-delà du simple recouvrement, les autorités provinciales placent cette démarche dans une perspective de développement. Elles exhortent les contribuables à faire preuve de responsabilité citoyenne en s’acquittant de leurs impôts, arguant que ces ressources sont indispensables pour «permettre à la Ville de disposer des ressources nécessaires à la réalisation des projets de développement urbain au bénéfice de la population.

Les propriétaires et bailleurs de la capitale congolaise disposent donc d’une année complète pour régulariser leur situation auprès de la DGRK, avant le déclenchement potentiel de poursuites.

Par Horus-Gabriel Buzitu

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