DINACOPE : le directeur Boniface Mbaka et des complices arrêtés pour détournement et complicité avec le M23

Un coup de tonnerre a secoué, ce lundi matin, les hautes sphères de l’Éducation Nationale et de l’administration publique. Boniface Mbaka, le Directeur National de la Direction Nationale de Contrôle et de la Préparation de la Paie (DINACOPE), a été interpellé à son domicile par les services de sécurité, avant d’être placé en garde à vue. Plusieurs de ses présumés complices ont subi le même sort.

Selon nos informations, recoupées par plusieurs sources au sein de l’appareil judiciaire et sécuritaire, M. Mbaka est poursuivi pour des charges d’une extrême gravité. Le magistrat instructeur évoque un vaste système de détournement de fonds publics, couplé à une mauvaise gestion des flux financiers sous sa responsabilité. Mais c’est une autre accusation, plus lourde encore, qui a provoqué l’onde de choc : une complicité présumée avec le mouvement rebelle M23, actif dans l’Est du pays.

L’enquête, menée discrètement depuis plusieurs semaines, se concentrerait sur la création et l’exploitation de listings de paie fictifs au sein de la DINACOPE. Ces salaires fantômes, selon les premières constatations, auraient servi à drainer d’importantes sommes d’argent vers des réseaux obscurs, en lien avec la rébellion. Cette découverte jette une lumière crue sur les méthodes de financement des groupes armés et implique, pour la première fois à un tel niveau, un haut fonctionnaire en charge d’un secteur aussi sensible que la masse salariale des enseignants.

Après son interpellation, Boniface Mbaka a été immédiatement transféré au Parquet de grande instance pour des auditions initiales. Dans le même temps, son bureau au siège de la DINACOPE a été bouclé par les forces de l’ordre. Une perquisition est en cours, visant à saisir des documents comptables, des archives numériques et tout élément pouvant étayer le dossier d’accusation.

Les implications de cette arrestation sont considérables. La DINACOPE est un organe pivot dans la chaîne de paiement des fonctionnaires de l’éducation. Ce scandale pose de graves questions sur les mécanismes de contrôle interne et la vulnérabilité des finances publiques. Par ailleurs, l’accusation de liens avec le M23, si elle venait à être confirmée, ajoute une dimension sécuritaire et géopolitique inédite à cette affaire de corruption.

Les prochaines heures seront décisives, avec la tenue probable d’une audition devant le juge d’instruction et l’annonce éventuelle de poursuites formelles.

LPC

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