Un an après la prise de la ville de Goma par le M23, l’opposant et ancien candidat à la présidentielle Martin Fayulu lance un vibrant appel à la défense de la souveraineté nationale. Dans une déclaration percutante, il fustige une administration locale qu’il estime inféodée à Kigali et réclame la tenue d’un dialogue national inclusif comme solution de salut public.
La situation dans l’est de la République Démocratique du Congo continue d’alimenter les prises de parole politiques. Martin Fayulu, figure de l’opposition, est monté au créneau pour dénoncer avec force ce qu’il considère comme une atteinte grave à l’intégrité du pays.
Dans un message adressé aux « Patriotes congolais », l’homme politique n’a pas mâché ses mots : « Patriotes congolais, voilà un an que Goma vit sous une administration soumise aux intérêts rwandais. Notre souveraineté est piétinée. Le Congo ne se négocie pas. Défendre la patrie, c’est défendre notre dignité et l’avenir de nos enfants. »
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes dans la province du Nord-Kivu, où le groupe rebelle M23, soutenu selon de nombreux rapports internationaux et le gouvernement congolais par le Rwanda, contrôle de vastes territoires aux portes de la capitale provinciale, Goma. Pour Fayulu, le problème ne se limite pas au plan militaire, mais s’étend à la gouvernance de la ville elle-même.
Son intervention se conclut par un appel politique pressant : « Dialogue national inclusif : une urgence. » Cette proposition récurrente dans le paysage politique congolais est présentée par l’opposant comme la voie nécessaire pour trouver une solution endogène et globale à la crise qui mine l’est du pays, au-delà des seuls aspects sécuritaires.
La sortie de Fayulu remet ainsi à l’agenda public la question de la légitimité et de l’efficacité des institutions locales dans les zones en crise, et relance le débat sur les solutions politiques à apporter à un conflit aux ramifications complexes.
Par Horus-Gabriel Buzitu

