La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a tenu ce lundi une réunion cruciale avec Armand Osase, président de l’intersyndicale de l’Office National des Transports (ONATRA). Au cœur des échanges : la question des arriérés de salaires accumulés et la relance des activités stratégiques de cette entreprise publique, pilier du transport en République Démocratique du Congo.
Les discussions ont mis en lumière une situation alarmante : 25 mois d’arriérés de salaires pèsent sur les agents et retraités de l’ONATRA, plongeant nombre d’entre eux dans une précarité insoutenable. Face à cette urgence, les syndicats ont appelé le Gouvernement à « renforcer son appui financier et social » envers ces travailleurs. La Première Ministre a reconnu la légitimité de leurs revendications, soulignant que « la justice sociale reste une priorité absolue pour l’exécutif ».
Kinshasa–Matadi et taxis fluviaux en ligne de mire
Au-delà de l’aspect social, Judith Suminwa a réitéré son engagement à revitaliser les infrastructures de transport, essentielles pour l’économie nationale. Parmi les projets phares : la modernisation de l’axe ferroviaire Kinshasa–Matadi, corridor vital pour les échanges commerciaux, et la relance des taxis fluviaux sur le fleuve Congo. Ces initiatives visent à désenclaver les régions, fluidifier le transport de marchandises et créer des emplois.
Armand Osase s’est montré optimiste à l’issue de la rencontre : « La Cheffe du Gouvernement a pris en compte notre cahier des charges. Les dispositions sont prises pour concrétiser nos attentes ». Ces propos traduisent une avancée dans un dialogue souvent tendu entre l’ONATRA et les autorités. La dynamique s’inscrit dans la continuité de l’accord signé en décembre 2024, qui prévoyait déjà un plan de restructuration progressive de l’entreprise.
Le Gouvernement Suminwa affirme ainsi sa volonté de concilier performance des services publics et équité pour les travailleurs. « Nous restons mobilisés pour tenir nos engagements, qu’il s’agisse de moderniser l’ONATRA ou de protéger les droits de ses agents », a déclaré la Première Ministre. Un équilibre délicat, mais nécessaire, pour redonner espoir aux employés tout en relançant un secteur clé de l’économie congolaise.
Rédaction : Horus-Gabriel Buzitu

