La 39e session ordinaire de l’Assemblée générale des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’est officiellement ouverte ce samedi à Addis-Abeba, en Éthiopie. Placée sous le signe de la consolidation de la paix et du respect de la souveraineté des États, cette rencontre majeure réunit les dirigeants du continent autour des défis sécuritaires et politiques actuels.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris part à cette cérémonie d’ouverture, aux côtés de ses pairs africains. La délégation congolaise suit avec attention les débats, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes dans l’est du pays.
Lors de la cérémonie, le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a officiellement pris les rênes de l’organisation continentale, succédant à João Manuel Gonçalves Lourenço, président de l’Angola. Dans son discours d’investiture, le nouveau président en exercice de l’UA a livré un message ferme sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale des États membres.
« Nous sommes confrontés à une aggravation des ingérences extérieures, y compris sous la forme de guerres par procuration et de captation illicite des ressources naturelles« , a-t-il déclaré, faisant implicitement référence aux crises qui secouent la région des Grands Lacs. M. Ndayishimiye a appelé les États membres à « rester fidèles aux principes fondateurs de l’Acte constitutif de l’Union africaine », à savoir le respect de la souveraineté, le rejet de la force comme moyen de modifier les frontières ou les équilibres politiques, et la nécessité impérieuse de préserver la dignité humaine.
Ce discours intervient alors que plusieurs nations du continent, dont la RDC, dénoncent régulièrement des manœuvres de déstabilisation et des pillages de leurs ressources perpétrés par des groupes armés soutenus de l’extérieur.
Les travaux de cette assemblée générale se poursuivront dans les prochains jours, avec à l’ordre du jour la situation sécuritaire sur le continent, l’intégration économique et les réformes institutionnelles de l’UA.
Par Horus-Gabriel Buzitu

